Arts

La Musique Orientale, c’est quoi ?

La musique Orientale est une musique très ancienne dont les fondations remontent à l’époque des sémites, puis des byzantins et enfin des arabes et perses.

Au niveau de la structure de la musique occidentale nous savons bien que les notes sont au demi ton près. Par exemple, le Mi peut être diminué d’un demi ton ou alors augmenté d’un demi ton.

Pour la musique orientale c’est différent. On retrouve toujours les notes à l’état naturel plus ou moins un demi ton, et les ¼ de ton qui sont appliqués sur les notes naturelles. C’est à dire que le Mi peut être augmenté ou diminué d’un demi ton (comme la musique occidentale) mais il peut aussi être augmenté ou diminué d’un quart de ton(Un Mi abaissé d’un quart de ton se nomme Sikah).

Pour un débutant, cela peut paraître sans conséquences.

Mais cela fait partie de la base de la musique orientale et ses variations portent toutes leurs importances.

Les notes au quart de ton près ne peuvent pas être jouées avec les guitares, ukulélés etc…, car ces instruments se jouent au demi ton près.

Pour jouer les ¼ de ton il faut impérativement un manche non fretté ou alors des demi frettes(avec du bricolage.). Concernant le bricolage du manche, je ne le conseille pas, vous risquez d’abîmer votre manche et de plus vous n’êtes pas sûr d’avoir des ¼ de ton exacts. Pour les instruments à cordes frottées pas de problème car les frettes sont absentes(Violon, violoncelle,contrebasse etc…)

Une fois les notes « Orientales » obtenues, il faut les organiser….

Elles sont organisées avec ce que l’on appelle les maqams. En arabe le mot maqam signifie « station » ou « dégré ». Mais en langage musical, il est plus juste de les appeler « modes ».

En effet,un maqam est un mode musical qui obéis à une structure spécifique de notes, il en existe pas moins d’une centaine. La particularité de ces derniers est que chacun d’entre eux expriment une idée, un sentiment. Certains vont exprimer la joie, d’autre la tristesse, d’autre la puissance, etc… .C’est ce qui fait le charme des maqams. On peut les apprendre à la voix puis à l’instrument (comme moi) ou alors l’inverse. Je ne pense pas que cela pose problème…

L’avantage lorsqu’ils sont appris d’abord à la voix, c’est que l’on peut facilement improviser sur instruments après.

Voici le nom des 7 principaux maqams :

  • Bayati
  • Hijaz
  • Nahawand
  • Rast
  • Sikah
  • Saba
  • Ajam
  • (Kurd) car certains en considèrent 8.

Leurs structures seront données dans d’autres articles prévus…

D’une manière générale, la musique orientale « classique » s’appuie d’avantage sur le rythme (par rapport à la musique occidentale), ce qui explique qu’il est plus facile d’accompagner l’orientale avec un motif de percussions…

En Orient, le chant est omniprésent. D’ailleurs au départ les ¼ de ton étaient appliqués à la voix.

Il est rare de trouver de la musique orientale classique sans chant. Par exemple, les maqams sont énormément sollicités pour les chants sacrés ou alors pour la psalmodie des textes divins chez les chrétiens, juifs, musulmans ou encore païens. Ce qui rapproche de très près la musique et la religion.

Voici des référence pour ceux qui commencent 🙂 :

  • Oum Khalthoum
  • Fayrouz
  • Mounir Bachir
  • Nasser Shamma
  • Le Trio Joubran
  • Les chants soufis
  • il y en a tellement que je ne pourrais tous les citer: )

Aujourd’hui on trouve des artistes qui font le liens entre l’orient et l’occident, je vous invite à aller voir cela vaut le détour :

  • Brahim Maalouf
  • Dhafer Youssef

Vous pouvez aussi écouter les psalmodies des différents textes sacrés qui sont extrêmement riches musicalement :

Voici un extrait de chants Soufis…

Je vous remercie pour votre lecture 🙂 à bientôt pour un prochain article.

PS : n’hésitez pas à partager vos expériences…

Yassine

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